Le test musculaire
Le test musculaire en kinésiologie : origines et applications
Le test musculaire est une technique incontournable de la kinésiologie, permettant d’évaluer les équilibres et déséquilibres du corps humain.
Aux Etats-Unis, les premières observation en termes de réponses musculaires (muscles testing) remontent à Lovett en 1912, puis à Kendal en 1949. Dans les années 1960, le Docteur G. Goodheart développe le concept de kinésiologie appliquée. Son collaborateur, le Docteur J. Thie, démocratise ce concept dans les années 1970 en créant le Touch For Health, qui s'avère être la base de tout l'édifice de la kinésiologie moderne.
Le fonctionnement du test musculaire repose sur l’interaction complexe entre le système nerveux et les muscles. Lorsque l’on exerce une pression douce mais constante sur un muscle, sa réaction peut révéler des déséquilibres internes ou externes. Par exemple, Hans Selye a démontré que le stress active le système nerveux autonome, modifiant ainsi la tension musculaire. Sherrington, dans ses recherches sur les réflexes, a également montré que les circuits neuronaux influencent directement le tonus musculaire en fonction des signaux envoyés par le cerveau ou les périphéries du corps.
Le test musculaire agit comme un outil de biofeedback, fournissant des informations précieuses sur l’état d’homéostasie du corps. Lorsqu’un stress, qu’il soit émotionnel, physique ou chimique, affecte l’organisme, le tonus musculaire se modifie temporairement. Les recherches de Schwartz et Andrasik ont démontré que le biofeedback est une méthode efficace pour observer les réponses physiologiques aux stimuli, renforçant ainsi la compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le test musculaire.
Par ailleurs, les découvertes sur la plasticité cérébrale, notamment celles d’Eric Kandel, montrent que le cerveau peut se reprogrammer grâce à des stimulations répétées. Cette capacité explique en partie pourquoi le test musculaire, en identifiant les schémas dysfonctionnels, contribue à une réinitialisation positive du système nerveux, permettant au corps de retrouver son équilibre naturel.
La kinésiologie utilise également le test musculaire pour évaluer les méridiens énergétiques, une notion empruntée à la médecine traditionnelle chinoise. Les travaux de Langevin et Yandow ont mis en évidence des liens entre les méridiens et les fascias, ces tissus conjonctifs essentiels à la transmission bioélectrique. Cette connexion offre une perspective scientifique sur l’influence des circuits énergétiques sur la santé globale.
Un autre aspect fondamental du test musculaire est son rôle dans la gestion des émotions et du stress. Candace Pert, dans ses travaux sur les neuropeptides, a montré que les émotions sont codées dans le corps et circulent via des messagers chimiques. Ces émotions, lorsqu’elles sont non résolues, influencent les muscles et les organes, provoquant des déséquilibres. En identifiant et en libérant ces blocages émotionnels, le test musculaire aide à restaurer une harmonie intérieure durable.
Outre son rôle dans l’évaluation des déséquilibres énergétiques et émotionnels, le test musculaire contribue également à améliorer les performances physiques et cognitives. En identifiant les schémas musculaires inefficaces, il permet d’optimiser la posture, la coordination et la concentration. Le Brain Gym, développé par Dennison, exploite ces principes pour renforcer les capacités d’apprentissage et améliorer la coordination.
Par ailleurs, il faut savoir que le cerveau ne fait pas la différence entre le réel, le symbolique, l'imaginaire ou le virtuel. Les réponses musculaires permettent donc de recueillir des éléments subjectifs, propres au ressenti du consultant et non des éléments objectifs.
En outre, il convient de garder à l'esprit que le test musculaire n'est PAS destiné à la divination ou autre approche ésotérique et ne permet pas d'effectuer des recommandations médicales réservées aux professionnels de santé.